Croisière, commerce, plaisance, pêche, réparation navale : le Port Autonome de Papeete se caractérise par sa polyvalence. Il est à la fois le principal port de commerce international de la Polynésie française, le centre des échanges inter-îles tant pour l’acheminement des marchandises que pour le transport de la population, un port de pêche doté d’équipements spécifiques, un port d’attache et d’escale pour les paquebots de croisière, et enfin un port de plaisance et de yachting de luxe. Et ce, sur un domaine foncier restreint, au bord de la saturation.
Un Port multi-trafics dans un espace restreint
La Port de Papeete est située en Polynésie française, sur l’île de Tahiti dans le Pacifique Sud. La Polynésie est composée de plus de 130 îles réparties en 5 archipels sur une superficie de plus de 5 millions de km carrés, comparable à celle de l’Europe. Sa situation géographique la positionne entre 5° à 25° de latitude Sud, et 135° à 145° de longitude Ouest, à 6.500 km au Sud Sud-Ouest des côtes américaines et à 5.400 km à l’extrême Est de l’Australie.
Le Port Autonome de Papeete dispose d’un patrimoine foncier et maritime exceptionnel d’une superficie totale de 760 hectares. Les principales installations portuaires sont implantées autour de la rade de Papeete, communiquant avec l’océan par une passe de 110 mètres de large et de 12 mètres de profondeur (tirant d’eau admissible: 11 mètres). L’ensemble du domaine maritime géré par le Port s’étend de la passe de Taapuna à la pointe Iriti à Pirae, soit une surface de 680 hectares. La partie terrestre du domaine s’étend pour sa part sur 80 hectares, résultant en majeure partie de remblais effectués progressivement autour de l’îlot de Motu Uta depuis la création de l’établissement en 1962.
À la différence des ports métropolitains, souvent très spécialisés, le port de Papeete gère tous les types de trafic. Son trafic passagers peut être comparé à celui du port de Bastia (Corse), le volume global des marchandises est équivalent à celui de Nouméa (hors exportation de nickel) et l’ensemble de l’activité portuaire à celle du port de La Rochelle. De plus, la zone portuaire s’intègre dans un complexe industriel et commercial dynamique dans lequel plus de 250 entreprises, représentant les principaux secteurs d’activité de l’économie polynésienne, sont présentes.
Depuis l’an 2000, le Port Autonome de Papeete a investi plus de 12 milliards de Fcfp, soit 100,5 millions d’euros, dans la construction d’infrastructures portuaires afin d’améliorer les conditions de développement du commerce international et interinsulaire, mais aussi l’accueil des navires de croisière, les activités de la pêche et de la plaisance. Ces chantiers d’envergures ont été assurés en grande partie par la capacité d’autofinancement dégagée chaque année par le Port Autonome de Papeete. Ces installations modernes en constante évolution participent au dynamisme de l’économie de la Polynésie française.
Les installations portuaires peuvent se classer en deux catégories :
- Celles résultant des remblais des zones coralliennes comme Motu Uta, les quais de cabotage et la zone des hydrocarbures à l’est du récif barrière. Ces installations sont reliées à la terre ferme par le pont de Fare Ute de 100 mètres de long ;
- Les installations situées sur la terre ferme, à savoir le quai des paquebots avec ses 2 épis, le quai des ferries ou quai de Moorea, le quai des yachts et enfin, le port de pêche situé au nord de la zone de Fare Ute/Papeava.
