Application Code ISPS

Le Code International Ship and Port Security (ISPS), qui en français signifie « Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires » adopté le 12 décembre 2002, est applicable depuis le 1er juillet 2004 en Polynésie française, qui se devait alors de mettre en œuvre un plan de sûreté de ses installations portuaires. Depuis 2004, le Port Autonome de Papeete a réalisé de nombreuses actions dans le but de renforcer la sûreté sur ses cinq installations classées ISPS.

C’est à la suite des attentats du 11 septembre 2001 que la nécessité d’établir une procédure internationale sur la sûreté des installations portuaires ainsi que des navires est née avec le code ISPS. En effet, tout navire pouvait alors être pris pour cible potentielle par des terroristes, que ce navire soit le but final de l’attentat (paquebot, pétrolier, gazier, etc.) ou simplement le vecteur (le navire pris d’assaut serait volontairement dirigé vers une infrastructure terrestre ou maritime). Un comité local de sûreté portuaire, réunissant des acteurs du Port Autonome, du gouvernement de la Polynésie et de l’Etat, avait été créé en 2004 pour la définition des mesures de sûreté à mettre en oeuvre.

Renforcement du contrôle des accès

Le code ISPS met en oeuvre des mesures de vigilance analogues à celles en vigueur dans les aéroports. Dans la circonscription du Port Autonome de Papeete, le dispositif concerne les cinq installations portuaires du port de Papeete : la zone sous-douane, les quais pétroliers de Fare Ute et de Motu Uta, le quai au long cours, les épis paquebots Nord et Sud et le quai butanier. Ces dernières ont été clôturées et leur accès nécessite depuis 2004 une autorisation délivrée par le Port Autonome, sous la forme d’une carte d’accès, d’un laissez-passer provisoire, ou, pour les équipages, d’un livret maritime ou, pour les croisiéristes, d’un ticket d’embarquement. Un système de contrôle d’accès et de vidéo surveillance (50 caméras) dans toute la zone portuaire est en service depuis mars 2010. Ce système renforce la surveillance tant en sûreté qu’en sécurité (accidents, fuites d’hydrocarbures, incendie…). En avril 2010, 3 500 badges ont été distribués et des points d’inspection filtrage (PIF) installés.

Réorganisation du personnel de sûreté

Les installations portuaires sont surveillées par les agents de sûreté portuaire (Surveillants de port, Officiers de port, sous la direction du Commandant de port), épaulés par la Police portuaire et des vigiles. Depuis le 1er janvier 2009, une nouvelle corporation complète les effectifs de la Capitainerie : celle des Surveillants de port. Le métier, prévu par le Code des Ports Maritimes de la Polynésie française adopté en 2001, se situe à un niveau intermédiaire entre l’opérateur de vigie et l’Officier de port, qu’il seconde.

Le Surveillant de port est notamment chargé de délivrer les fiches d’autorisation de départ (clearance) et apparaîtra donc souvent comme le premier ambassadeur de port auprès des opérateurs de navires. Sélectionné par concours interne parmi les agents de Police portuaire et opérateurs de vigie, ces agents ont reçu des formations spécifiques comme le module simulateur radar dispensé à l’IFM-PC et notamment celle des A.S.I.P. (Agents de Sûreté des Installations Portuaires). Fin 2008, 20 personnes concernées par la sûreté dans le port de Papeete (dont 13 agents du PAP), ont été certifiées par des formateurs de l’ENMM (Ecole nationale de Marine Marchande) de Marseille après 5 jours de formation. Suite à cette formation et après l’obtention de l’habilitation Etat, certains de ces agents ont été désignés par arrêtés individuels pris par le représentant de l’Etat en Polynésie francaise, comme ASIP (agent de sûreté des installations portuaires) des 5 installations du Port Autonome de Papeete certifiées ISPS. Plus de 100 personnes ont également suivi une journée de sensibilisation à la sûreté.

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