Sécurité renforcée

Caméras de vidéosurveillance, badges d’accès, portiques et barrières : à compter du 1er juillet, le Port autonome de Papeete renforce les conditions d’accès à ses installations. L’instauration de onze zones portuaires à accès réglementé ne poursuit qu’un objectif : renforcer la sécurité publique, c’est-à-dire votre sécurité. Mode d’emploi…

Le Port bouge ! Menés par la direction du Port autonome de Papeete, les travaux du nouveau système de surveillance des installations portuaires ont débuté en octobre 2009 et laissent se dessiner dans le paysage portuaire un nouveau visage, celui d’un Port moderne, organisé, résolument tourné vers une surveillance renforcée de ses infrastructures pour plus de sécurité. La mise en place du nouveau système, le 1er juillet prochain, approche à grands pas. Le port de Papeete est la seule porte d’entrée maritime de la Polynésie par laquelle transitent chaque année plus de 98% des biens provenant de l’extérieur, mais aussi la plaque tournante du commerce vers les îles des cinq archipels polynésiens où plus de 700 000 tonnes de marchandises sont acheminées chaque année.

La circonscription portuaire regroupe une multitude d’activités qui requièrent des installations adaptées aux différentes problématiques : des quais à même d’accueillir d’un côté des porte-conteneurs du trafic international, de l’autre des paquebots faisant escale au centre ville de Papeete dans le cadre de croisières trans-pacifiques, des zones de stockage de conteneurs, de marchandises en vrac ou de véhicules dans l’attente de leur mise à la consommation… Plus encore, la circonscription du port de Papeete abrite des installations sensibles qui, sans une surveillance permanente, peuvent représenter des dangers majeurs non seulement pour les entreprises qui y travaillent, mais aussi pour la population aux alentours, compte tenu de la proximité qu’elles entretiennent avec la ville de Papeete. La zone récifale Est accueille les principaux dépôts d’hydrocarbure et de gaz nécessaires à l’économie du Pays. La zone sous douane à Motu Uta voit transiter des matières dangereuses qui sont déchargées des navires, sorties des terre-pleins puis acheminées par des moyens de transport vers leur destination. Le port de Papeete est aussi un lieu où plus de 250 entreprises de tous les secteurs d’activités travaillent quotidiennement. Les relations qu’elles entretiennent avec leurs clientèles font que ces dernières se déplacent régulièrement dans les différentes zones portuaires. Compte tenu du niveau des trafics, tant en termes du nombre d’escales de navires qui avoisine les 1 500 touchées par an, que du tonnage de marchandises importées et ré-acheminées dans les îles, plus de 2 millions de tonnes chaque année, d’un développement de plus en plus important de l’activité de croisière et de transport inter-îles de passagers qui atteint les 2 millions par an, il est à considérer les installations portuaires du port de Papeete comme étant hautement stratégiques et d’une importance cruciale pour le Pays. Dans ces conditions, il convient de mettre en œuvre les moyens appropriés pour assurer leur protection. Le Port autonome de Papeete est garant de la sécurité des installations sur toute la circonscription portuaire du port de Papeete. Toute activité entreprise en son sein, qu’elle soit d’ordre commerciale, technique ou de service public, doit faire l’objet d’une autorisation accordée par l’autorité portuaire et d’un suivi permanent par ses services dans le but d’en contrôler le déroulement et l’exécution dans le respect du Code des ports maritimes de la Polynésie française et des règlements en vigueur. Pour garantir la permanence de ses infrastructures, le Port autonome de Papeete s’engage donc à renforcer la surveillance de ses installations en mettant en œuvre un nouveau système de vidéosurveillance et de contrôle d’accès sur l’ensemble des zones portuaires, et ce, dans l’optique d’une meilleure exploitation de ses installations. Il disposera ainsi de moyens modernes et performants, utilisant les dernières technologies à même de lui assurer des gains en terme d’efficacité. Le dispositif mettra en service des barrières et des portiques d’accès avec lecteurs de badge, ainsi que des caméras de surveillance. D’un montant de 215 millions de Fcfp (1,8 million d’euros), les travaux de construction d’un réseau informatique, constitué de fibres optiques de plus de 10 kilomètres de long et d’équipements de surveillance et de contrôle, ont débuté au mois d’octobre 2009 pour une mise en service programmée à compter du 1er juillet 2010. Cette opération est financée sur fonds propres par le Port autonome de Papeete.

Le système de vidéo surveillance et de contrôle d’accès répondra à plusieurs enjeux :

  • Assurer la sécurité et la sûreté préventive et curative des points sensibles de la zone portuaire : installations classées ISPS, zones d’activités terrestres et maritimes ;
  • Renforcer la surveillance des installations sensibles pour lutter contre les actes de malveillance ;
  • Surveiller le déroulement des opérations des navires ;
  • Aider à l’exploitation du port en assurant un service 24h/24, 7j/7 ;
  • Restreindre l’accès aux zones pour dissuader la délinquance de s’y installer ;
  • Assister les services de police, de la sécurité publique et des services aux frontières dans leurs missions ;
  • Répondre aux prescriptions du code ISPS et aux recommandations issues de l’Ordonnance du 2 août 2005 relative au renforcement des mesures de sûreté dans les ports maritimes.

A compter du 1er juillet, le système de surveillance entre dans sa phase opérationnelle sur la totalité des points de contrôle où les barrières seront abaissées et où l’obligation de s’identifier au moyen d’un badge sera imposée. Seuls la zone portuaire de Motu Uta, la zone industrielle de la Papeava et le port de pêche de Papeete seront ouverts à la circulation entre 5 heures du matin et 19 heures. La zone portuaire de Motu Uta sera par contre fermée les samedis et dimanches hors nécessité d’exploitation ou de sécurité décidée par le directeur du Port autonome de Papeete. Le secteur réglementé de Motu Uta sera dorénavant fermé de 19 heures à 5 heures du matin. Les « activités nocturnes » ou de fin de journée comme par exemple le jogging, la danse et les voitures boum-boum ne seront par conséquent plus autorisées. Il sera mené durant cette période, et ce jusqu’au 1er janvier 2011, des opérations ponctuelles qui auront pour objectif d’opérer des contrôles des personnes présentes sur zone afin de vérifier qu’elles soient en possession des autorisations d’accès aux installations portuaires et de les informer des nouvelles dispositions. La phase finale concernera les dernières mises au point techniques avant déploiement total du système. Les points d’accès seront renforcés, les barrières abaissées et les dispositifs de badges et de portiques mis en action de manière définitive. La mise en œuvre complète interviendra à compter du 1er janvier 2011.

Qui dit contrôle d’accès dit aussi changements importants, voire désagréments. C’est donc pour informer, mais aussi, écouter au mieux les professionnels et les usagers des installations portuaires, que le Port autonome de Papeete a décidé de consacrer des moyens importants à la communication sur le nouveau système de vidéosurveillance et de contrôle d’accès. Informer, expliquer le pourquoi, comment, quand, où, qui, quoi…

Le Port autonome a bien choisi son slogan : « Votre sécurité avant tout ! ». Un numéro de téléphone 474 882 sera accessible 24h/24 et 7j/7 pour répondre aux besoins d’information du public. De plus, le site internet www.portdepapeete.pf du Port autonome de Papeete, en parallèle avec le site d’enregistrement des demandes de délivrance des autorisations d’accès, à l’adresse https://badge.portdepapeete.pf constituent les outils privilégiés dans l’échange d’informations et d’interactivité avec le public. Chacun pourra y consulter les informations générales sur le nouveau système pour une bonne compréhension, ainsi que les plans et schémas du réseau. Le visiteur y trouvera aussi une information actualisée, relative à l’état d’avancement du chantier et à ses conséquences concrètes au quotidien. Les usagers pourront aussi faire part de leurs remarques et poser des questions en cas de difficultés par l’intermédiaire d’un formulaire (adresse courriel dédiée).

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